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Les technologies pour les entreprises du bois

 

L’industrie du bois, lors de chaque étape de la transformation du bois génère des sous- produits (de 10 à 70%). Ces sous-produits se présentent sous différentes formes : les écorces, les sciures et copeaux, les chutes courtes et chutes diverses. Une partie de ces déchets de bois peut être valorisée en interne dans l’entreprise pour le chauffage des bureaux, des ateliers, pour la production de chaleur, pour le séchage du bois, pour la production d’électricité, ou éventuellement pour le chauffage des habitations voisines.

 

La valorisation énergétique des déchets permet :

- une amélioration de la qualité des produits vendus (séchage)
- une amélioration des conditions de travail (chauffage et gestion des sous-produits)
- une valorisation des sous-produits difficilement commercialisables
- une meilleure sélection des sous-produits destinés à la vente
- une diminution des achats extérieurs d’énergie
- une diminution des contraintes sur l’environnement et le voisinage

 

Selon l’ADEME, la consommation de bois-énergie dans le secteur industriel du bois représente environ 4 millions de sous-produits par an, soit 1 million de tonnes équivalent pétrole par an. Plus de 1 000 chaufferies sont recensées (chiffre d’affaire supérieur à 1,2 millions d’euros).

 

 

Les applications industrielles du bois-énergie

 

La cuisson industrielle : Les procédés thermiques à sec, c’est à dire l’utilisation de l’air chaud directement à la sortie du foyer, sont utilisés pour la cuisson des céramiques, des tuiles ou des briques, mais également pour la cuisson des aliments en boulangerie ou restauration.

 

Les entraînements mécaniques : La chaleur sous forme de vapeur est utilisée depuis deux siècles pour l’entraînement des machines dans l’industrie. Cet usage perdure dans les secteurs du globe où la biomasse est abondante, et où l’accès aux combustibles fossiles ou à l’électricité est trop onéreux.

 

Le traitement ou le séchage du bois : Le traitement des bois peut nécessiter la production d’eau chaude (étuvage, séchage), le chauffage de produits (vernis) ou la production de vapeur (injection, séchage, scintrage, pressage). L’abondance de la ressource des sous-produits biomasse dans l’industrie du bois invite les professionnels à valoriser cette ressource en priorité.

 

Le froid par machine à absorption : A partir d’une centrale à la biomasse, il est possible d’installer des machines frigorifiques à absorption. Ces machines, utilisant de la chaleur pour faire du froid, sont intéressantes pour une puissance froid allant de 300 kW à plusieurs milliers de kW. Cela concerne donc des immeubles administratifs conséquents, des hôpitaux, des laboratoires de chimie, etc.

 

Le nettoyage à sec : Le nettoyage industriel par vapeur est fortement consommateur d’énergie. Activité régulière, elle constitue une application adaptée pour la chaleur produite par la biomasse. Elle peut de plus être judicieusement combinée dans les établissements hospitaliers ou certaines industries en complément du chauffage de l’eau chaude sanitaire.

 

La production d’électricité avec cogénération : La cogénération est la production combinée de chaleur et d'électricité.
Les rendements de production électrique à partir de biomasse sont faibles (15 à 25 % en procédés vapeur), tout le reste étant constitué de chaleur. Pour une bonne efficacité énergétique, il faut donc rechercher au maximum une valorisation de la chaleur connexe à la production d’électricité, ce qui peut atteindre une efficacité énergétique supérieure à 90 %. Il existe différentes voies technologiques de production d’électricité à partir de chaleur : la production à partir d’une chaudière et d’une turbine à vapeur, à partir d’une chaudière et d’un moteur à vapeur,  avec Cycle Organique de Rankine, et la production par cycle combiné (cycle gaz et cycle vapeur).

 

L’évaporation et le séchage : L’évaporation de l’eau est avec la cuisson et la sidérurgie l’une des plus anciennes applications de la chaleur de la biomasse, par exemple l’évaporation des saumures dès l’antiquité pour la fabrication du sel. Aujourd’hui beaucoup de liquides sont à sécher dans l’industrie agroalimentaire par exemple le lactosérum, le sirop de canne, les boues d’épuration, les déjections, etc. Le séchage de produits agricoles, fruits, céréales ou pour la granulation par exemple (luzerne, tourteaux, marcs,…), est également une application énergétique judicieuse des biomasses résiduelles de l’agriculture ou de la forêt.

 

La torréfaction : Principalement dans les pays en voie de développement, la biomasse est utilisée dans l’industrie agroalimentaire pour la torréfaction du café ou du cacao. Certaines sociétés proposent des torréfacteurs fonctionnant à la biomasse permettant de faire une torréfaction beaucoup plus douce avec des coûts réduits et qui produit des saveurs de très grande qualité.

 

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