Le parti architectural
Le premier geste éloquent du projet fut d’implanter les bâtiments au-dessus d’une « claire », (bassin d’eau pour l’élevage des huîtres), pour plonger pleinement les spectateurs au cœur des éléments naturels de ce grand paysage.
L’organisation de l’espace se construit autour d’un platelage bois, élément de liaisons aléatoire des différentes cabanes à thèmes. Chaque cabane possède sa propre couleur et son propre type de bardage pour diversifier la balade.
La boutique, le auvent de dégustation et l’amphithéâtre sont quand à eux recouvert par une seule couverture mono pente qui accompagne l’horizontalité du paysage.
Cette couverture vient également ceinturer un bâtiment existant, « le hall d’entrée », afin d’homogénéiser l’ensemble de l’opération.
Le parti constructif
Les principes constructifs de la Cité de l’huître sont assez simples : bâtiments ossature bois et platelages bois, sauf l’amphithéâtre, volume semi enterré réalisé en béton banché cuvelé et recouvert d’ardoise. La particularité réside plutôt dans les conditions du chantier : le niveau très instable du terrain (vase sur 12 à 15m de profondeur) a imposé la mise en œuvre des fondations particulières.
Ainsi, l’équipe de maîtrise d’œuvre à optée pour le battage de pieux métallique arasé en fond de claire puis prolongé par des poteaux bois immergé en Itauba. La nécessité de très grandes longueurs de pieux a interdit le bois, bien que l’itauba soit bien adapté aux eaux saumâtres des claires.
Après mise en œuvre du réseau de pieux, les volumes en ossature bois ont été posés en premier. Après avoir été préfabriqués en atelier, les murs ont été amenés sur chantier et levés à la grue. Les terrasses bois, qui constituent un lien avec l’ensemble de ces volumes ont été réalisés dans un second temps.
La légèreté des structures et la rapidité d’exécution ont été des avantages déterminants sur ce chantier. La claire, même à sec, était un terrain si peu porteur que les engins de chantier s’y enfonçaient. Le fait de pouvoir travailler rapidement au-dessus du sol des structures légères et sèches ont permi la réussite d’un chantier malgré tout délicat, notamment en raison des mauvaises conditions météorologiques de l’hiver 2005-2006.
Les murs à ossature bois sont revêtus d’un bardage extérieur en panneaux de bois peints sur tasseaux ventilés. Chaque cabane a été peinte d’une couleur différente. Devant ce panneau ont été rajoutés des éléments en bois massifs ajourés et peints en noir, qui n’ont qu’une fonction décorative, figurant ainsi l’aspect des bâtiments alentours.
Sur certains murs ont été ajoutés des miroirs au nu des lattes noires, donnant ainsi des effets visuels particuliers. Ces miroirs, qui font croire de loin à des fenêtres, rythment des façades pour la plupart aveugles, l’obscurité étant nécessaires pour les animations qui se tiennent à l’intérieur des cabanes.
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Un miroir qui peut faire coire à une fenêtre |
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| Vue sur la terrasse en bois |
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| Le bardage est un panneau continu peint. Les lattes noires ne sont que décoratives |
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